7 lois du management digital

    Par le 30 juin 2016

    Qu’est-ce qu’un manager digital ? Quels sont les principes à suivre pour manager avec les outils numériques ? Est-ce que le digital redéfinit le rôle du manager ? A l’occasion de la sortie de son livre « le manager digital », Olivier Zara, expert du management de l’intelligence collective et des médias sociaux, nous apporte la vision de cette évolution à travers 7 lois du management digital.

    J’ai eu le plaisir de contribuer au premier livre d’Olivier Zara, « le management de l’intelligence collective » et à son dernier ouvrage « le manager digital », Olivier approfondit depuis longtemps les liens entre mangement et technologies. Il nous propose ici et dans ce dernier ouvrage, de cerner le rôle, les principes et les compétences de ce « manager digital ».

    le-manager-digital

    Qu’est-ce qu’un manager digital ?

    Le management digital est un processus de management face à face individuel ou collectif dans lequel on injecte des technologies pour être plus efficace collectivement. En fait, on devrait donc parler de management multicanal ou mixte management (Blended Management).

    Un manager digital est un manager qui maîtrise à la fois les technologies de type RSE et les techniques de management digital dans le but d’accroitre la performance de son équipe et donc l’efficacité collective de toute l’organisation.

    L’objectif ultime du numérique dans l’environnement de travail et dans les techniques de management est de créer de la valeur ajoutée pour le business (production, ventes…).

    Quels sont les principes à suivre pour manager à l’heure du digital ?

    Il y a des principes, des règles que l’on peut formuler à travers 7 lois du management digital :

    1. Distinguer les outils informatifs (transactionnels 1.0) et interactifs (relationnels 2.0) en fonction de l’objectif à atteindre (simple, compliqué ou complexe).
      Dans le premier cas, la transaction, il y a un transfert d’un contenu d’un point A vers un point B : comme par exemple s’échanger des contenus via e-mail, ou sur une base documentaire ; bref, l’Intranet 1.0. Un outil relationnel va favoriser les interactions humaines, pour co-créer un NOUVEAU contenu, co-construire de nouvelles idées. Là, le réseau social.
    2. Bien choisir son espace: réel ou digital. Il y a des idées, des opinions qui ne sortent que dans le réel et d’autres qui ne sortent que dans le digital. Tout dépend de la nature de l’information d’où l’importance d’un management multicanal (blended). Nous pouvons dire quelque chose dans un forum de discussion que nous n’oserions pas dire dans une réunion face à face. Mais, il y a aussi des choses qu’on n’osera dire que dans une réunion ou un entretien !
    3. Ce qui n’existe pas dans le réel n’existe pas dans le virtuel: on ne devient pas un bon manager dans le virtuel si on est mauvais dans le réel. De même, si la co-construction entre membres d’une équipe n’existe pas dans le réel, elle n’existera pas non plus dans le virtuel.
    4. Faire preuve de bon sens numérique managérial: ce n’est pas parce qu’on peut techniquement le faire qu’on doit le faire. Les outils ne posent pas de limites, c’est à l’utilisateur de définir lui-même les limites de l’usage au service du management.
    5. Un logiciel ne manage pas à la place du manager. Le management digital, ce n’est pas « moins » de management, mais manager mieux et autrement. Les outils doivent s’intégrer dans des processus que le manager doit créer, adapter et/ou suivre afin, en particulier, de contribuer à l’articulation du digital et du face à face, des temps de production et des temps de réflexion (créativité, innovation & résolution de problème).
    6. Les comportements inappropriés dans le réel le sont aussi dans le digital.
    7. Le digital impacte les modes de fonctionnement et d’organisation. On doit accepter cette évolution qui nécessite une mise en cohérence et une articulation entre le travail digital et le travail en face à face.

    Est-ce que le digital redéfinit le rôle du manager ?

    Le nouveau rôle du manager implique de relever des défis et d’appréhender plusieurs paradoxes :

    • Entre la culture de l’entreprise (moderne ou traditionnelle) et la culture que portent ces technologies (partage, écoute, co-construction, co-création, intelligence collective),
    • Entre le besoin de contrôle (managers) et le besoin d’autonomie (collaborateurs) dans un environnement digital très ouvert et transparent,
    • Entre les actions face à face et celles dans le digital,
    • Entre le savoir-faire (compétences) et le savoir-être (postures).

    Quels sont les outils de prédilection du manager digital ?

    Dans la phase de démarrage, le manager digital doit lancer son équipe avec 2 ou 3 outils très simples en particulier le microblogging (mise à jour de statuts). Il s’agit d’instaurer un rituel sur une action simple : la communication managériale. Avec le digital, on peut décentraliser et co-responsabiliser tous les membres de l’équipe : tout le monde est responsable d’informer sur la vie de l’équipe ou de l’entreprise. Le manager n’est plus un goulot d’étranglement et on n’est plus obligé d’attendre la réunion du lundi matin pour savoir ce qui se passe !

    Parce qu’on lit plus vite qu’on ne parle, on peut ainsi instaurer des « Lean Meeting » dans lesquels il est interdit d’informer dans les réunions face à face. L’information au sens de « one to many » se fait obligatoirement dans le digital. C’est une révolution par rapport aux habitudes de travail, mais les managers voient dans cette nouvelle pratique un ROI immédiat : moins de réunions, moins longues et le face à face reste pour les sujets où le présentiel est indispensable.

    Une fois l’équipe lancée dans le digital, il n’y a plus d’outils de prédilection, mais une capacité à choisir le bon outil et en faire le bon usage managérial pour un objectif particulier. Difficile si on ne forme les managers que sur le bon outil en laissant de côté le bon usage managérial.

    Retrouvez ici le livre « le manager digital »

     

    Pour aller plus loin :

    Formation : Responsable Digital (cycle certifiant)

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    Sebal Il y a 9 mois

    La plupart des entreprises n’ont pas pris conscience de la profondeur du management digital et de son impact sur leur évolution. Sur ce fait, à Grenoble,la GEM a lancé sa chaire de recherche et d’enseignement appelée : Talents de la transformation digitale afin de cerner les compétences et les métiers en établissant un portrait-robot des nouveaux profils. http://www.usine-digitale.fr/article/une-chaire-pour-demythifier-les-talents-de-la-transformation-numerique-a-grenoble-ecole-de-management.N399382

    Répondre

    Fatou LY Il y a 5 mois

    Merci pour la certification en management digital

    Répondre

    Fatou LY Il y a 5 mois

    Merci pour la certification en management digital. Merci encore

    Répondre

    Fatou LY Il y a 5 mois

    Bonjour et Merci pour la certification en management digital. Merci encore

    Répondre

    Clem Il y a 2 mois

    Que d’avancées du métier de manager grâce à la transformation digitale, ils ont le même discours sur http://www.akorconsulting.com

    Répondre